janvier 2012
Eric
Allemagne
Jean Marc
Jeremy
Mélanie et Séverine
2008-2011
Je me trouve dans la cuisine chez ma grand-mère.
Je regarde par la fenêtre qui donne sur le jardin.
Il fait beau. Je sais, je sens, qu'Elle arrive. Elle arrive.
Je ne parviens pas à distinguer son visage. Mais c'est elle.
Elegante, bien sûr, de dos. Impossible de voir son visage.
Elle ouvre une petite porte et entre illégalement
dans une partie du jardin. Elle le fait avec aisance
et sans aucune crainte, un livre à la main.
Je regarde sa nuque, ses cheveux, sa veste noire.
Elle se tient droite et marche d'un pas décidé.
Elle m'impressionne. Je reste fasciné par ses gestes,
sa silhouette, ses jambes sans fin.
Je tente de sortir de la maison pour la retrouver,
j'ai peur et ne parviens pas à la rattraper.
fin du rêve
Il entre avec sa petite amie dans ce bar bondé
près du Panthéon. Tout de suite il souhaite
se rassurer en posant sa main sur son dos à elle.
Il signale qu'elle lui appartient. Il est grand,
bien habillé, mais ce geste trahit quelque chose,
un manque de confiance peut être. Car le
geste est trop appuyé. Il ne lâche pas son épaule,
fais des va et viens, s'accroche à elle,
regarde autour de lui pour voir si d'autres
hommes la regarde. Ce qui est beau
c'est qu'elle lui tient la main en retour.
Ils sont beaux. Je suis le seul con à faire
attention à ca dans ce bar bidon.
Didier
- Pourquoi c'est pas beau ce que tu fais?
- Je ne sais pas. C'est pas pour ca que je fais
de la photo. Beau, pas beau, je m'en fous.
- C'est nul. Une photo ca doit être beau,
ca doit faire plaisir aux yeux.
- Peut être, mais ce n'est pas pour cette raison
que j'appuie. J'essaye de donner du sens auc choses.
D'un point de vu personnel je tente
de joindre le réel à mes rêves, souvenirs, fantsames,
obsessions. Pour les autres, j'essaye de raconter
des histoires, de les accompagner dans mon
univers. L'image doit être forte au-delà
d'une apparente beauté.
- T'es con, faut faire du beau, même si
c'est pas honnête, les gens aiment ca!